Toul

Nous sommes arrivés à TOUL en février 1995, venant de Reims où nous avions passé sept années agréables. Le choix de Toul comme lieu de résidence correspondait au désir d’habiter une ville à taille humaine (17 000 habitants à l’époque) non loin de Nancy, la métropole départementale où se situait mon lieu de travail.
Voici donc quelques éléments destinés à mieux vous faire connaître cette belle ville dont l’histoire, étroitement liée à celle de la Lorraine, me semble passionnante.

« De gueules au tau d’or ».

Blason de la Ville de Toul

Blason de la Ville de Toul

Albert Denis, ancien maire, a étudié les sceaux de la ville de 1304 à nos jours. Dès le XIV° siècle la ville de Toul avait adopté pour emblème un T majuscule. Lorsque Toul était ville libre, relevant du Saint Empire, elle portait d’or à l’aigle de sable à une seule tête, au vol déployé, chargée en abîme d’un écusson de gueules au tau d’or. Lorsque la ville devint française, en 1552, l’usage de l’aigle symbolisant le Saint Empire fut abandonné.

Devise de Toul: Pia prisca et fidelis (Pieuse, antique et croyante)

La Ville de Toul, ancienne cité gallo romaine.

Toul fut fondée, sur un site d’habitat préhistorique ancien, par la Tribu gauloise des Leuques, qui ne sont cités qu’une seule fois dans la Guerre des Gaules. Ils avaient pour voisins les Médiomatriques, les Lingons et les Séquanes. Les Leuques ainsi que les Séquanes et les Lingons fournirent du blé à César lorsque l’armée romaine s’arrêta à Vesontio (Besançon) pour se ravitailler avant d’affronter les Germains d’Arioviste (58 avant J.-C.). César (BG. I, 40).

Toul est occupée par les Romains jusqu’à l’arrivée des Francs. La ville, qui portait à l’époque gallo-romaine le nom de Tullum Leucorum, devint le siège d’un évêché au IVe siècle et fut gouvernée par ses évêques à partir du X° siècle. Avec le reste du territoire dit des Trois-Évêchés, elle fut occupée par Henri II en 1552 et annexée officiellement à la France, en vertu des traités de Westphalie (1648). Toul fut ensuite fortifiée par Vauban, puis intégrée dans le système de défense de la France face à l’Est, depuis la moitié du XIX° siècle. Assiégée, elle dut capituler devant les troupes prussiennes lors de l’invasion de 1870. Ce fut hélas à nouveau le cas en 1914 et 1940, où la ville et ses monuments subirent des dégât très importants. La restauration de ses monuments est lente en raison des coûts trop élevés pour être supportés par la seule ville elle-même.Cependant, depuis 2001, des efforts considérables sont entrepris avec l’aide de l’Etat et des collectivités régionales et départementales pour accélérer ce programme de restauration de la Ville et de la Cathédrale en particulier.

(En savoir plus sur la Ville…)

A droite, notre maison, avec les drapeaux.

A droite, notre maison, avec les drapeaux

Toul fut donc la ville de l’un des fameux Trois Évêchés (Toul, Metz et Verdun). En voici la Cathédrale, exemple parfait de gothique germanique, comme les cathédrales de Metz et de Trier (Trêves, en Allemagne).Toul a perdu son siège épiscopal en 1775 en faveur de Nancy, résidence de l’évêque qui est à la tête du diocèse de Nancy et de Toul. Le transfert à Nancy fut entériné plus tard par Napoléon Ier. Le bâtiment de l’ancien évêché est devenu l’actuel Hôtel de Ville, vous en voyez l’extrémité du porche d’entrée à gauche de la photo.

Les deux drapeaux français et hollandais à la fenêtre étaient là pour notre anniversaire de mariage, le 14 juillet 2000. (C’était en 1965, 35 ans auparavant…!).
Nous nous sentons très européens avant tout!

photo avant 1920 - Ministère de la Culture - Extérieur, façade ouest Photographe : Lefèvre-Pontalis, E. Cote : LP006453

photo avant 1920 – Ministère de la Culture – Extérieur, façade ouest Photographe : Lefèvre-Pontalis, E. Cote : LP006453

Aujourd’hui, Chef-lieu d’arrondissement et sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle, la ville de Toul est très bien située sur la Moselle et le canal de la Marne au Rhin, sur un carrefour autoroutier Nord-Sud (Luxembourg-Lyon) et Est-Ouest (Colmar-Paris) et sur la voie ferrée Paris-Strasbourg.

Elle compte 17800 habitants (Toulois), et la Communauté de Communes près de 40 000. Un important Centre industriel, à la sortie du seuil de Foug regroupe : textile et confection ; caoutchouc ; verreries ; faïence ; meubles ; agro-alimentaire.

 

 

 

Note à l’usage des Généalogistes : Le bâtiment de l’Hôtel de Ville fut détruit par un incendie accidentel dans la nuit du 20 au 21 décembre 1939. Les archives municipales disparurent partiellement à cette occasion, et les registres suivants n’existent plus: 

  • Naissance de 1843 à 20 dec. 1939 inclus
  • Mariages de 1873 à 20 dec. 1939 inclus
  • Décès de 1873 à 20 dec. 1939 inclus. 

La photo ci-dessous, prise par un de mes amis en 1950 montre à l’époque l’état de la tour sud de la Cathédrale gothique Saint-Étienne, en cours de restauration après les dégats occasionnés par les bombardements de juin 1940:

Tour sud de la Cathédrale en juin 1940 après les bombardements. ©fjonette

Tour sud de la Cathédrale en juin 1940 après les bombardements. ©fjonette

On peut visiter la Cathédrale, ainsi que son vaste cloître ; les travaux de restauration se poursuivent plus rapidement ces dernières années, en raison des efforts financiers considérables consentis par la Ville, les Collectivités et l’Etat.

L’église Saint-Gengoult, de style flamboyant, avec cloître, et magnifiques vitraux du XVIè siècle doit également être vue. Un très intéressant MUSÉE MUNICIPAL présente de nombreuses collections de meubles, peintures, faïences, et des salles sont consacrées à l’archéologie et aux arts et traditions populaires.

 

 

porche

 

 L’entrée du Musée (dessin à la plume par le Dr. Michel Hachet, Conservateur)

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