Pourquoi désespérer ? petite chronique du confinement (4).

de | 3 avril 2020

Ce vendredi 3 avril, le soleil brille sur nos têtes de périgourdins. Cela augmente un peu l’envie de sortir que nous ressentons tous, mais les plus chanceux profitent de leur balcon, comme nous, ou de leur jardin s’ils en ont un. Ce qui n’est pas très rare en Dordogne, département essentiellement rural. et si la Presse poursuit ses comptes rendus de progression de la maladie dans le monde, un certain calme routinier commence à nous envahir.

Par exemple, rentrant de mon approvisionnement hebdomadaire à la « moyenne surface » du coin, et constatant plus que jamais la pénurie de papier toilette, je fais le point de la situation avec le personnel (qui me connaît bien depuis 12 ans que je fréquente les lieux). La réponse est étonnante : « nous mettons en rayons le matin et 5 minutes après l’ouverture, le rayon est vide ! « .

Un ami vient de me donner une explication : >>>

Vous me rétorquerez que cela vaut ce que cela vaut, ce qui n’est pas faux.

Alors laissons ce sujet qui deviendrait vite nauséabond et retrouvons les choses sérieuses.

Chacun s’occupant du mieux possible, les généalogistes augment considérablement le volume de leurs recherches sur internet, ce qui génère un trafic important aux Archives départementales. Et en fouillant les documents anciens on fait des belles découvertes. Ainsi, de l’utilité des généalogistes : les catastrophes que nos ancêtres ont vécues permettent de relativiser ce qui nous arrive aujourd’hui ! Voici par exemple ce que relate Christian PIOCH, un de mes respectés confrères généalogistes,  à propos de l’hiver de 1709 aux Lavagnes (hameau du Larzac) (1) D’autres exemples sont nombreux, ils pullulent dans la Presse quotidienne. Celui-ci a le mérite de nous laisser imaginer ce que pouvait être la vie de nos ancêtres dans les pauvres campagnes françaises. »

Pour autant on n’oublie pas de plaisanter sur internet et faute de boire ensemble le verre de l’amitié, de nombreux filous trouvent d’astucieux moyens de se retrouver :

Les bonnes blagues ne manquent pas, preuve que dans l’adversité l’humour garde ses droits.

Dans un précédent bulletin du confinement, je vous avais proposé un film sur un concert de Jazz mémorable, que mon ami Jean-Michel C. nous avait dégotté dans les archives du Net.

Pour continuer dans cet esprit, et à l’occasion du décès récent d’un grand pianiste de la Nouvelle Orléans, Ellis Marsalis, JMC nous adresse ce message :

« Bad news du covid 19 : Ellis Marsalis en a fait les frais. On ne verra plus le père de Wynton, Branford, Delfayo & de notre Jason assis devant son piano, distillant sa musique d’un air de ne pas y toucher,  y mêlant toujours toutes les influences des plus célèbres claviers de la Nouvelle Orléans & sachant si naturellement transmettre aussi bien son propre savoir que celui qui allait de Jelly Roll à Dr John en passant par Professor Longhair ou Alan Toussaint. »

Voici les liens :

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Allez, je vous laisse regarder, passez une très bonne journée et prenez soin de vous,
bises à toutes et tous,
à bientôt « sur cette même chaîne »…
____________________
(1) Sur l’hiver 1709 lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_hiver_de_1709

2 réflexions au sujet de « Pourquoi désespérer ? petite chronique du confinement (4). »

  1. AvatarRoseline

    Hé oui, les temps étaient plus que durs pour tous ces malheureux, pressurés par le roi, l’église et le noble des lieux. S’ils ne leur restaient rien, s’ils étaient « candidats » à une mort certaine, cela ne gênait en rien tous ceux qui les dépouillaient qui pour la guerre, qui au nom de dieu, qui au nom d’un certain rang à tenir. Et tous ces responsables s’entendaient comme larrons en foire sur le dos de tous ces miséreux…
    Moi, j’ai une explication pour le papier hygiénique. Ce confinement fait c… tout le monde, et voilà comment ceux qui résistent et gardent le moral se retrouvent privés de l’essentiel !
    Bisous à tous ! et bon week-end pour ceux qui font une différence entre la semaine et la fin de semaine 😉

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    1. Jean-MarieJean-Marie Auteur de l’article

      Merci, la Rose, pour cette analyse brillante à propos du P.Q., j’en reste sur le c…
      Pour la première partie, on est bien d’accord !

      Répondre

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