Déconfinés ?… petite chronique du confinement (10).

de | 4 juin 2020

Eh bien, nous y sommes, à ce fameux mois de juin qui va voir tomber toutes les barrières de confinement! Enfin… toutes ? Pourtant le dicton nous dit :

« En Juin, beau soleil qui donne, n’a jamais ruiné personne! »

C’est à voir, non ? Et qu’en sait-elle, cette fameuse « sagesse populaire » qui nous serine aussi que :

« Temps trop humide en juin, donne au paysan chagrin »… (1)

Eh bien moi, grand expert en choses de la vie, du haut de mes 80 balais, je vous affirme que… personne n’en sait rien et surtout pas moi 😜. Quand même, ça se saurait qui quelqu’un « savait », non ? depuis le temps que Monsieur Météo nous serine ses contradictions, il devrait rester modeste!

C’est bien pour cela que je me garde de tout pronostic et vis au jour le jour. Je constate ainsi que le niveau sonore dans mon avenue s’est considérablement accru ces derniers jours, revenant à des valeurs de l’ordre de 70 dB (mesure en dBA pour les spécialistes) depuis mon balcon vers 16h. En avril, en plein confinement, j’avais constaté des valeurs moyennes autour de 60 dB aux mêmes heures, soit un niveau sonore divisé par 10 environ… (En comparaison dans notre séjour avec une agréable musique de fonds — Jelly Roll Morton et son piano, par exemple — et un bla-bla raisonnable, je mesure environ 50 dB).

Donc les autos et camions reviennent, les oiseaux s’éloignent de nouveau (en tous cas leur chant est couvert par le bruit des moteurs) et la pollution atmosphérique est revenue à son niveau standard. Certains ont déprimé dit-on, cloîtrés chez eux, et pourtant on est très bien chez soi quant on a un logement correct, pas de misère à craindre, quand on est privilégié en fait. Ce qui n’est certes pas le cas général, hélas. Aussi, je vous invite à lire l’article précédent posté ce même jour à propos du VOLONTARIAT.

Restons ‹zen› toutefois, et soyons contents si nous nous en sortons sans dégâts, maladies ou décès autour de nous. Pour vous redonner un peu de peps, je vous invite à regarder ce film de 1935 où l’élégant pianiste Charlie Kunz donne un étonnant concert en plein air sur un aéroport indéterminé :

J’adore le car et les aéroplanes entr’aperçus… heureuse époque, voilà des musiciens vraiment déconfinés !
Charlie Kunz est surtout connu comme le « roi du piano-bar » plus que comme pianiste de jazz, mais son jeu, très agréable, mérite qu’on l’écoute de temps à autres! Vous trouverez nombre de ses enregistrements sur YouTube.

Voilà, je vous souhaite maintenant de retrouver tous ceux qui vous sont chers, famille et amis, tout en gardant à l’esprit que, si l’on ne s’en est pas trop mal sorti cette fois, c’est parce qu’on a su rester raisonnables, même si ce n’est pas très marrant. Que cela nous incite à rester attentifs au sort de notre belle planète, nous n’en avons qu’une, et sans sortie de secours…

A bientôt et portez vous bien!

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(1) Mon livre de chevet depuis 1988 : « DICTONS et METEO » de Pierre SIMON, Edition des Grands Ducs — qui me permet de prévoir le temps et son contraire tous les matins quand je passe dans ma salle de bains.

Catégorie : News

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